lundi 23 mai 2011

Le numérique, le plus gros échec des années Sarkozy?


Sarkozy aime la mode, en témoigne ses lunettes de soleil, ses montres... ses discours, ses mesures et les orientations de sa politique... Sauf peut-être le thème de l'insécurité qui j'en conviens, semble être un indémodable été comme hiver, saison après saison!

Ainsi l'écologie a eu son temps, période où ce thème porteur était propice pour gagner des points dans l'opinion ou, au vu de l'évolution des sondages, éviter d'en perdre trop vite. L'écologie était alors une priorité, un thème mobilisateur et fédérateur, d'ailleurs les grands de ce monde, Al Gore par exemple, y consacraient une énergie colossale, ainsi Sarkozy ne devait pas être en reste et nommait Jean-Louis Borloo pour piloter la machine. Puis le président a décidé qu'il suffisait, que la marotte écologiste ne devait pas venir entraver les affaires sérieuses et les chantiers d'avenir de notre pays et l'écologie disparut du devant de la scène. Pourtant les très inquiétants signaux d'alarme que nous adresse la planète depuis quelques années devraient lui/nous rappeler que ce n'est pas qu'un simple thème électoral mais une véritable épée de Damoclès qui pèse sur nos têtes à tous. Mais nous pourrons juger dans quelques mois, si Monsieur Sarkozy a su tirer les conséquences des précédentes canicules.

Puis Nicolas Sarkozy s'est intéressé à Internet et l'on aurait pu croire qu'il avait saisi (lui ou quelqu'un dans son entourage), l'enjeu réel que représentait et représente toujours le 1er réseau mondial. Mais que nenni, visiblement le regard de notre président, de ses conseillers et de la majorité ne semble pas être capable de se projeter plus loin qu'une élection.
Et ce n'était pourtant pas trop mal parti, car après tout, c'est lui et non pas Chirac qui, sorti du salon de l'agriculture ne voyait pas très loin non plus, a créé un secrétariat d'État dédié au Numérique.
Cette entité dont on était en droit d'attendre ou d'espérer de grandes choses, notamment parce qu'elle était pilotée par N. Kosciusko-Morizet, une femme de tête et qui plus est, la soeur d'un des entreprenautes les plus aguerris de France s'est malheureusement cantonné à l'hadopi, aux questions d'éthique ou de Cnil. Laissant de côté les véritables enjeux du Web : Déploiement de la fibre optique qui n'a subi aucune accélération notable ou aide aux jeunes pousses qui n'a jamais reçu les moyens nécessaires, consacrant la France à son rang de nain en la matière.

Pourtant le développement de l'économie numérique était à bien y regarder l'une des meilleures opportunités pour notre pays d'assurer son futur économique et sa position dans un monde globalisé. Aujourd'hui les leaders du Web, dont les marques remplacent peu à peu en notoriété celles des plus grandes entreprises du précédent millénaire sont pour la plupart américaines.
Entre Google et Facebook, les américains ont fait main basse sur le Web et peuvent ainsi faire la pluie et le beau temps sur cet eldorado qui était pourtant si proche de nos frontières.
Heureusement il reste le tourisme pour assurer l'avenir de la France, mais fera t-il manger à leur faim les 65 millions d'âmes que compte le pays? À Paris, dans les stations de ski ou balnéaires, pourquoi pas, mais ailleurs? Certainement pas! Effectivement, il ne manquerait plus qu'on enterre le nucléaire et notre pays se retrouverait bien déshabillé pour l'hiver.

Preuve de ce renoncement au gré des modes ou de l'humeur de notre président, le Secrétariat d'État au Numérique a purement et simplement disparu. Quand on fait une recherche sur le sujet sur Google, les seuls résultats qui sortent sont de vieux liens liés à l'époque Kosciusko-Morizet. Un peu comme la ville fantôme de Tchernobyl, non? Très inquiétant dans tous les cas.

Avez-vous essayé de vous renseigner sur le calendrier de déploiement de la fibre optique? Impossible d'obtenir une réponse fiable, tout le monde se renvoie l'ascenseur. Avez-vous entendu parler de projets Web grand public français susceptibles de conquérir la planète? Non et ça aussi ça devrait nous inquiéter. Moi oui et c'est pour cela que je trouve que l'un des plus gros échecs de Sarkozy concerne bel et bien son manque total d'ambition numérique. Mais pour qu'il y ait eu ambition, il aurait fallu que celui-ci en comprenne les enjeux, ce qui n'a visiblement pas été le cas. À quoi bon avoir un jeune président si celui-ci ne sait pas regarder vers l'avenir?

Fin des panneaux avertisseur de radar et mesures contre l'insécurité routière


Face à la recrudescence du nombre de tués sur les routes depuis le début de l'année 2011, notamment par rapport à n-1, l'état a décidé de durcir le ton pour endiguer le phénomène et satisfaire les associations de lutte contre l'incivilité et la délinquance routière.

L'état a donc décidé de retirer les panneaux qui avertissaient les automobilistes de la position des radars fixes et conjointement d'interdire les systèmes d'avertisseurs de radar, très opportunément rebaptisé système d'assistance à la conduite.

Outre le fait que les compagnies qui ont investi dans la R&D pour ce type d'appareil ou de logiciel embarqués à bord de smartphone, dont cette nouvelle loi signe l'arrêt de mort, ainsi que de nombreux licenciements en dommages collatéraux, je pense qu'il serait bon de s'interroger sur la pertinence de ces mesures qui ne font pas l'unanimité, et dont les détracteurs ne sont pas que les industriels dont les intérêts économiques sont en jeu ni de potentiels chauffards en puissance, mais également des spécialistes de l'accidentologie.

Certes ce n'est un mystère pour personne que les automobilistes ont tendance à lever le pied à l'approche d'un radar annoncé par un panneau ou par leur avertisseur, pour ré-appuyer sur le champignon quelques instants plus tard. Pourtant il est aussi certaines voix qui s'élèvenet pour dénoncer les risques potentiels liés à la non signalisation des radars qui souvent provoquent des freinages d'urgence intempestifs et qui peuvent à leur tour devenir extrêmement accidentogènes.

D'autres y voient le signe d'une nouvelle tentative des pouvoirs publics pour renflouer les caisses de l'état à bon compte, quant on sait la manne financière représentée par ces mesures d'amélioration de la sécurité routière. D'autant que ces mesures n'auront aucun impact sur une autre des causes bien réelles d'accidents graves, à savoir l'état ou la configuration de certaines routes, des zones hautement accidentogènes qu'il faudrait revoir ou encore des défaut d'éclairage. Mais les solutions à ce type de problèmes sont souvent beaucoup plus coûteuses que l'installation de radars et surtout bien moins rémunératrices pour le Trésor Public.

Autre mesure annoncée, l'abaissement du seuil d'alcoolémie légal qui se rapproche tant du zéro absolu que l'on peut s'interroger sur ce qui freine encore les pouvoirs publics à adopter une mesure aussi radicale, si ce n'est la pression des viticulteurs et alcooliers, qui outre un poids économique fort en France, sont également de gros pourvoyeurs d'emplois. Pourtant en abaissant encore le seuil d'alcoolémie à moins de 2 verres pour 90% des conducteurs (selon leur métabolisme), il va devenir difficile de trouver un capitaine de soirée aussi bien pour les jeunes à la sortie d'une boite de nuit que pour les moins jeunes à la sortie d'un banal diner entre amis. Mesures qui aura des effets positifs et négatifs que je vous liste ci-après :

Côté plus :
- Moins d'accident liés à l'alcoolisme au volant qui reste une des principales causes d'accident grave.
- Hausse du nombre de vente d'alcootests tant il deviendra délicat d'estimer son alcoolémie réelle sans ce type d'appareil. Un bon point pour les industriels du secteur.
- Hausse du marché pour les taxis, à condition qu'ils soient à même d'y répondre : À Paris, il est déjà très difficile de trouver une voiture du jeudi soir au samedi soir après 22h et pourtant Paris est la ville de France la mieux dotée en la matière. En province, comme à Bordeaux par exemple où les taxis ne sont jamais au rendez-vous, c'est la catastrophe assurée. D'autant qu'en Province, les courses sont forcément plus longues en kilomètres et donc plus coûteuses, alors que les salaires sont loin derrière ceux pratiqués dans la capitale.


Côté moins :
- Diminution des sorties au restaurant, en bar ou en boite au profit des soirées entre voisins à la maison et baisse corrélée du chiffre d'affaire de ces établissements. La vie nocturne étant également un bon pourvoyeur d'emplois, notamment peu qualifiés, c'est encore le chômage qui va trinquer et celui des jeunes de surcroît.
- Diminution du ticket moyen des restaurants et bars car il faudra moins consommer. Diminution des achats de vin, de bière et d'alcool avec d'évidentes conséquences financières et sur l'emploi des professionnels du secteur.

Et pour contrebalancer les attaques des opposants, Claude Guéant de déclarer ce matin que l'état allait aussi miser sur la pédagogie avec la mise en place de radars qui ne feront qu'informer les automobilistes de la vitesse à laquelle ils circulent et cela sans procès-verbal... Mais jusqu'à quand? Gageons qu'il existe certainement quelque part, un projet qui permettrait à ces radars de relever les infractions au gré d'un futur durcissement de la politique de lutte contre les infractions routières. Quant on sait que la première tranche vide à installer 1000 nouveaux radars, on imagine que le jour où ils ne seront plus éducatifs, ils seront fortement lucratifs!

samedi 14 mai 2011

Dominique Strauss-Kahn accusé de viol à New-York


L'affaire va faire grand bruit, Dominique Strauss-Kahn a été arrêté alors qu'il avait pris place à bord d'un vol à destination de la France après avoir quitté précipitamment son hôtel à en croire les premières rumeurs. Le directeur du FMI aurait laissé des effets personnels dans sa chambre et notamment un téléphone portable.

Les autorités new-yorkaises l'accusent de charges lourdes, agression et tentative de viol sur la personne d'une femme de chambre de l'hôtel où il séjournait.

Sans préjuger de l'enquête, on reconnaitra que cette affaire tombe étonnamment mal à un an de la présidentielle pour un futur candidat et étonnamment bien pour ses adversaires, dont Nicolas Sarkozy, son principal opposant qui aurait tout à gagner si DSK ne se présentait pas ou ne pouvait pas se présenter.

Sans crier prématurément au complot, on peut penser qu'une tentative d'agression sexuelle et de viol ne peuvent être corroborées par des prélèvements ADN et que le doute ne profitera pas à Strauss-Kahn.
En revanche, s'il s'avérait qu'un odieux complot visant à compromettre DSK avait été ourdi par un de ses adversaires, il y a fort à parier que cela jouerait en sa faveur.

Si on analyse froidement les éléments en notre possession, dans la colonne accréditant la thèse de l'agression, on trouve :
- la réputation de coureur de jupons de DSK qui n'est pas démentie par l'intéressé, mais de séducteur à violeur, il y a un grand pas.
- l'abandon de son téléphone portable qui pourrait laisser à penser qu'il aurait pu vouloir être geolocalisé à New-York afin de pouvoir fuir plus discrètement.
Mais DSK ne voyage pas incognito, avec ou sans téléphone, et il y a fort à parier qu'il ait plusieurs portables, ce qui pourrait expliquer qu'il ait laissé son portable américain à son hôtel, où il possède une chambre à l'année.
- de vieilles rumeurs de harcèlement sexuel... Mais qui n'ont jamais donné lieu à aucun procès.

Ce qui accrédite l'hypothèse d'un complot :
- DSK est le candidat le plus gênant pour Sarkozy, mais également pour ses concurrents à la primaire socialiste et cette affaire pourrait s'avérer être le meilleur moyen de l'empêcher de se présenter et de salir son image.
- Au pays de l'affaire Lewinsky, il ne doit pas être trop dur de recruter une femme de ménage en mal de célébrité pour accuser un homme d'agression sexuelle. on aurait vu des complots plus complexes à fomenter.

Bref, difficile de ne pas envisager l'hypothèse d'un complot visant à ternir l'image de Dominique Strauss-Kahn. Les prochains jours devraient cependant nous apporter un peu plus d'éléments qui pourront accréditer une thèse ou l'autre.

mardi 10 mai 2011

Canal+, on a perdu le service client! ou "l'enfer de la résiliation"


Canal+ est une chaine sympathique avec de bons programmes, mais avec des tarifs prohibitifs et un service clientèle en dessous de tout, difficile à joindre, trop surtaxé, en bref, tout pour nous décourager de les appeller et de se plaindre ou encore de résilier.

Résilier son abonnement chez Canal+, c'est un truc de riche.

À 0,34€ la minute et en comptant minimum 20 minutes d'appel pour qu'on nous explique que l'on ne peut pas résilier avant la date anniversaire et après avoir que le conseiller clientèle ait tenté de nous vendre un abonnement censé mieux répondre à nos besoins... Sans oublier la lettre de résiliation à envoyer un mois avant le début du mois anniversaire pour que la résiliation soit acceptée.

Là où Canal+ me met hors de moi, c'est sur sa façon de se plier à la loi obligeant une société à avertir par courrier ses clients ou abonnés un mois avant la date anniversaire de leur contrat de sa prochaine reconduction automatique pour une année supplémentaire. Car Canal+ ne vous envoie pas un courrier dédié à cette annonce comme le texte de loi l'indique, mais indique cette échéance à l'intérieur du magazine envoyé mensuellement, que biensur, quand on a autre chose à faire que de le lire, finit irrémédiablement à la poubelle, parfois encore dans son emballage plastique. Et la chaine cryptée de se dédouaner de son obligation d'informer ses clients de la reconduction de leur contrat grâce à cet insert dans leur magazine. Je ne suis pas avocat, mais pour moi en tant que consommateur, je trouve que c'est une pratique douteuse et limite malhonnête. D'autant que l'on se retrouve ensuite engagé pour un an.

Des clauses de résiliation anticipée : Le conseiller clientèle ne les évoque pas et quand on lui demande, il prend un air compatissant en nous expliquant qu'il espère pour nous que nous n'entrons pas dans le cadre forcément très restrictif de leur résiliation anticipée qu'ils voudraient se limiter au décès de l'abonné.

En creusant un peu, on comprend qu'il sera peut-être possible de faire examiner sa demande de résiliation en cas de perte d'emploi à condition d'avoir de quoi prouver sa non-solvabilité, type avis de la Banque de France. Mais tant qu'on peut nous sucer encore un peu de pognon, Canal+ ne va pas nous lacher comme ça. Ne comptez pas vous en sortir en fournissant une attestation pole-emploi.

Bref avant de vous abonner à Canal+, soyez sûr de vous car la résiliation peut couter cher... quand elle est autorisée! On croit rêver.

Pour joindre le service client de Canal+ : (je donne l'information car j'ai eu du mal à la trouver)

Par téléphone, service clientèle canal+ :
0 892 39 39 10 ATTENTION 0,34€ la minute après le bip hors temps d'attente

Par courrier, service clientèle Canal+ : (pour envoyer le courrier AR de résiliation)
CANAL+
SERVICE CLIENT
62976 ARRAS cedex 9

lundi 9 mai 2011

Numéricable me sort par les trous de nez


Abonné chez Numéricable depuis plus d'un an, je vous propose ici mon petit retour d'expérience des services de ce prestataire de pack Internet+téléphonie+télévision pour 39€90.

Abordons le thème clé de l'efficacité et de l'intérêt d'un prestataire Internet, la qualité de son réseau et le débit alloué. Malheureusement je ne suis pas situé en zone fibre optique et je ne dispose donc pas du très haut débit. Mais il en aurait été de même avec un autre opérateur.
En 1 an, je dois avouer ne pas avoir eu à me plaindre de la bande passante allouée et des vitesses de download et d'upload, qui si elles peuvent varier pendant la journée restent en général assez satisfaisante. Pas trop de coupures intempestives de service, donc de ce côté là, pas grand chose à redire, notamment en comparaison avec un autre opérateur.

Côté téléphonie, j'apprécie l'opportunité offerte par Numéricable de bénéficier d'une deuxième ligne téléphonique indépendante. Option qui est quand même facturée environ 10€ par mois.
La qualité des lignes est bonne et les services additionnels (répondeur, double appel, signal d'appel...fonctionnent bien.

Côté télévision, là mon jugement est nettement moins positif. Je trouve que l'interface télé est non seulement lente, notamment quand on souhaite accéder au service de VOD, mais elle est graphiquement très datée. On a l'impression que le produit a été conçu à la fin des années 90. 0 modernité! Les programmes sautent souvent, notamment au niveau du son etc'est d'autant plus dommage que l'on vous annonce un débit constant grâce aux 2 lignes dissociées pour l'internet et la télévision.

Mais le pire et ce qui m'a fait prendre le clavier pour écrire ce petit article, c'est le service clientèle qui est souvent à la limite de la non amabilité, ce qui est d'autant plus gênant qu'ils n'hésitent pas, si besoin, à vous raccrocher au nez et quand on sait qu'il faut attendre 10 minutes en moyenne pour parler à quelqu'un qui va vérifier et re-vérifier vos infos personnelles avant souvent de vous transférer vers une autre personne qui voudra re vérifier et ainsi de suite, on l'a saumâtre! Pire quand on réalise que ce temps précieux nous est facturé à prix d'or et que l'on se dit que l'activité de la hotline à elle-seule doit être rentable.

La résiliation est comme ailleurs un parcours du combattant où après de longues heures de palabres au téléphone à nos frais, qui nous coutera 40 ou 50 euros, plus un recommandé A/R et un mois d'abonnement supplémentaire... car ils ne résilient qu'à la fin du mois suivant celui de la demande A/R. Il faudra également rapporter le matériel en boutique ou le renvoyer s'il n'y en a pas à proximité de son domicile ou dans sa ville.

PS : Numéricable doit être en "bisbille" avec Canal+ car "Canal+ à la demande" est tout en bas de liste dans l'espace VOD. Heureusement pour un accès rapide, il suffit de monter d'un cran pour accéder à la fin de liste au lieu de descendre et de passer en revue tous les services un par un.

dimanche 8 mai 2011

Le point sur la présidentielle 2012 : un inévitable bilan du quinquennat de Sarkozy



A un an de la prochaine élection présidentielle et pour pouvoir se faire une idée objective des scénarios probables, il est inévitable de dresser le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy, le président sortant au plus bas dans les sondages, mais qui recueille malgré tout 20% d'intentions de vote au 1er tour et qui pourrait ainsi et malgré tout, constituer l'une des grandes figures du prochain scrutin.

Si de nombreux français lui reprochent une situation économique difficile dans leur quotidien, notamment au niveau de l'emploi et du pouvoir d'achat, on ne peut pas écarter la conjoncture globale de l'économie mondiale et la crise de la zone euro. On ne peut pas non plus nier les efforts entrepris pour préparer l'avenir de nos enfants à travers des mesures certes impopulaires et difficiles à vivre au jour le jour mais qui pourront peut-être éviter l'implosion du système.

Pourtant les mesures et reformes accomplies n'ont pas réellement convaincu ni l'opinion ni les économistes ni les observateurs :
- Potentiellement l'une des meilleures sur le papier et qui répondait à un des gros points faibles de notre pays, à savoir les difficultés pour entreprendre (cout, complexité, risque), à savoir la création du statut d'auto-entrepreneur, n'a pas eu les effets escomptés. Si le nombre d'auto entreprises crées dépasse de loin les premières attentes, il ne saurait faire oublier les incohérences et les limites de ce dispositif, qui au final, se révèle être un excellent moyen de faire baisser les statistiques du chômage. 
- La TVA à 5,5 dans la restauration fut également un autre miroir aux alouettes qui, à l'instar des mesures les plus décriées des gouvernements Fillon, profite finalement à une catégorie qui n'était pas la plus touchée par la crise. Mais les objectifs en termes d'emploi ou de répercussions de la mesure sur les prix ne sont pas au rendez-vous.
- Le bouclier fiscal a eu un résultat mitigé sur l'évasion fiscale et sur le retour des grandes fortunes expatriées.

Mais à mon humble avis le plus gros échec du sarkozisme a trait au manque d'exemplarité du gouvernement qui outre de ne pas donner l'exemple, semble au-dessus des lois, aux échecs de la politique extérieure de la France notamment pendant le printemps arabe, paradoxalement à une trop grosse implication sur la scène internationale alors que les français attendent avant tout que l'on s'occupe de la situation intérieure.

Ajoutons à cela que de nombreux électeurs ayant voté pour Sarkozy en 2007 s'estiment floués et qu'une part importante de l'électorat de droite votera tout sauf pour la continuité de la politique actuelle. Seule une frange de plus en plus mince d'électeurs voteront pour la poursuite de ces reformes vendues comme obligatoire pour l'avenir de notre pays et pour les générations futures.

Aussi la partie s'annonce difficile pour l'UMP à l'horizon de la présidentielle 2012, ouvrant ainsi un boulevard à la candidate FN et au PS qui sentent venir l'aube du grand jour. Pour autant, si les voix de la gauche de la gauche et écologistes seront certainement convoitées par beaucoup, il est peu probable qu'un candidat issu de ces formations puisse accéder au second tour, et ce malgré le traumatisme post Fukushima, la grogne ouvrière sur fond de chômage et la paupérisation de plus en plus tangible de la France d'en bas qui n'en finit pas de travailler plus pour simplement survivre.
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