mardi 25 novembre 2014

Et Sarkozy glissait toujours plus à droite de la droite, clientélisme ou homophobie déclarée?



Lors de son dernier meeting à Paris, Nicolas Sarkozy a jeté un pavé dans la mare en évoquant de lui-même une ré-écriture profonde, comprenez totale, de la loi Taubira. Puis les militants de l'association Sens Commun ont commencé à scander "abrogation" et Sarkozy a cédé à la pression populaire (limitée fort heureusement à ses sympathisants présents dans la salle) en leur laissant entrevoir une abrogation totale du mariage pour tous et de l'adoption par des couples homosexuels.

Ce qui me choque, à défaut de me surprendre c'est :
- qu'un homme qui clamait n'avoir jamais cédé à la pression de la rue, puisse modifier son discours et ses engagements pour faire vibrer une salle de supporters déjà acquis. Ce n'est définitivement pas la posture d'un chef et d'un leader, encore moins celle d'un président de la république.
- que Sarkozy nous déclare ouvertement que s'il est élu en 2017, il n'en fera (encore) qu'à sa tête pour satisfaire ses intérêts électoraux, son égo, son tempérament clientéliste et la pression de l'aile radicale de l'UMP, quitte à abroger une loi votée démocratiquement et qui fédère plus de 65% des français.

Ce qui me fait plaisir en revanche, c'est que près de 75% des français et 56% des sympathisants UMP se déclarent ouvertement contre l'abrogation de la loi Taubira, infligeant un camouflet évident au candidat Sarkozy.

Avec le meeting de Bordeaux où l'ex-président a laissé Alain Juppé se faire huer par ses fidèles alors qu'il prône le rassemblement, Sarkozy ne semble pas en être à un paradoxe près.

On notera en revanche que Sarkozy n'a pas évoqué les conclusions des experts dans l'affaire du financement de sa campagne par Mouammar Kadhafi et la dictature lybienne, alors que celles-ci sont sans appel : le document est bien authentique et atteste du versement de 50 millions d'euro par la junte au profit du candidat Sarkozy. L'ex-président qui a jusque ici nié toute l'affaire en bloc et accusé la terre entière de conspirer pour souiller sa réputation aurait mieux fait de s'exprimer sur le sujet plutôt que de faire cette sortie maladroite, qui aura néanmoins eu le mérite de permettre à ses challengers pour l'investiture UMP en 2017 de le torpiller dans leurs commentaires.

Alors clientélisme ou homophobie, je dirais les deux mon Capitaine. On en peut pas tenir de tels propos, même pour satisfaire  une salle de meeting, à l'instar d'un français moyen, qui pour faire rire ses amis bas du front, lancerait une blague vaseuse sur les "pédés" sans être quelque part homophobe.

Mais ce qui me chiffonne le plus, c'est que dans un pays comme le notre, censé être civilisé, moderne, progressiste, patrie des droits de l'homme, du politiquement correct, etc., c'est qu'il y ait encore suffisamment de personnes prêtes à lui accorder leurs suffrages et leur confiance, au point que ce personnage ait encore l'intention et la possibilité de se présenter! Il faut croire que certains au parti lui doivent bien ça, pour quelles raisons, je l'ignore et je doute sincèrement qu'il leur ait fait un chèque de 50 millions.

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La question du jour : (à débattre dans les commentaires)

Qu'elle pouvait bien être la contrepartie négociée avec Kadhafi en échange de 50 millions d'euro?
- Une non-intervention ou un non-interventionnisme français sur la question lybienne? Auquel cas, voilà encore une promesse, qui plus est un contrat, que Sarkozy n'aura pas honoré.
- Une vente d'armes?
- Une vente ou un transfert de technologies militaires, industrielles voir nucléaires?

lundi 17 novembre 2014

L'affaire de la Burqa de l'Opéra, l'avis d'Alexandre Jardel


Aujourd'hui ce n'est pas mon avis que je vous livre. Je reprends dans cet article les mots d'Alexandre Jardel, entrepreneur, artiste et philosophe à ses heures, qui ne sauraient mieux traduire ma pensée sur le sujet de l'affaire de "la Burqa de l'Opéra".
Avec son accord, j'ai donc traduit de l'anglais son billet d'humeur sur l'incident qui agite Facebook cette semaine: la femme voilée qui a été priée de sortir pendant une représentation à l'Opéra.

Vous trouverez en suivant ce lien l'article qui a fait initialement réagir l'auteur :
Muslim Woman Forced to Remove Her Face Veil In Public, Didn’t End Well


[Chaque pays possède son cortège de traditions, de règles et de lois. La France est une démocratie où les lois sont les mêmes pour tous et supposées s'appliquer à chacun, qu'il soit français, résident étranger ou touriste de passage; et de la même manière.

Nos féministes se sont battus depuis plus de 50 ans pour que la femme puisse être l'égale de l'homme, et lui ont obtenu: le droit de travailler, d'avoir et d'administrer seule son compte en banque, de voter, de prétendre au même salaire qu'un homme à poste égal et de porter un pantalon, etc.

De plus, l'histoire récente nous a fait la démonstration qu'il n'y avait plus de "sanctuaire sacré" (lieu, costume, jour ou célébration) qui ne puisse être "travesti" pour permettre aux terroristes de frapper.

La loi française interdit à chacun de circuler, de fréquenter des lieux publics ou encore d'embarquer dans un avion avec un masque qui empêcherait de s'assurer de son identité. C'est la loi et elle est la même pour tous.
Votre liberté individuelle s'arrête là où commence celle du groupe et cela me semble être une règle de bon sens équitable.

Dans d'autres pays, les gens qui ne respectent pas une loi peuvent craindre d'avoir à payer une amende, d'être enfermé en prison, voir de subir des châtiments corporels pour des motifs qui n'en sont pas ici. Dans le cas de cette affaire, on lui a juste demandé de sortir de l'Opéra pendant une représentation à laquelle elle n'aurait pas du être autorisée à assister ainsi vêtue, pas vraiment de quoi en "faire un plat".

Pour ramener la discussion sur un sujet qui porte moins à controverses, en France, nous avons des naturistes (des personnes qui croient devoir vivre leur vie nu). Ils peuvent vivre nu chez eux, sur des plages, des camps et parfois un village entier. C'est leur droit individuel d'avoir leurs croyances personnelles. Mais on ne les laissera pas non plus entrer dans un lieu public ou à l'Opéra s'ils se présentent à poil et risquent même une amende pour atteinte à la pudeur ou provocation s'ils s'y essayent.

En conclusion, si vos croyances ne s'accordent pas avec les règles, les traditions ou les lois d'un pays, ce pays n'est peut-être pas fait pour vous. D'autres raisons m'ont poussé à quitter le mien, mais chacun doit comprendre qu'on ne peut pas obtenir le beurre et l'argent du beurre.]

À noter que l'article initial ne bénéficie pas de la même illustration que celle qui a circulé sur Facebook et que nous avons reprise pour illustrer ce billet.

mercredi 12 novembre 2014

Le méga coup de gueule du jour: iOS 8 bug / inutilisable - iOS 8 plante l'iPhone 5 et l'iPad mini - danger défaillances hardware




Pour vous permettre de comprendre mon état d'esprit, voici la situation. Mon iPhone 5 et mon iPad Mini sont inutilisables et/ou complètement instables depuis que j'ai installé OS8.1

Ça a commencé par l'iPad mini dont certains bords de l'écran tactile ont perdu toute réactivité, puis le système est devenu totalement instable : Applis qui se ferment ou s'ouvrent toutes seules, fonction exposé qui s'active seule, composition d'un numéro de téléphone aléatoire...
Un reset permet de résoudre les bug temporairement mais sans effet sur les problèmes d'écran tactile.

Puis mon iPhone 5 s'est mis à connaître les mêmes bugs, une instabilité totale du système rendant l'iPhone inutilisable. J'ai fait un reset (pression de 10 secondes sur les 2 boutons principaux (en haut à droite et sous l'écran au milieu) qui n'a rien résolu. J'ai tenté un autre reset et là 2 lignes verticales sont apparues sur l'écran, sous lesquelles les caractères ne sont pas accessibles sur quasi toutes les applications. Je voudrais tenter une restauration, mais il faut désactiver le service de localisation via paramètres>iCloud, or je ne peux pas taper le mot de passe car certaines lettres sont sous les bandes.

Maintenant que mon iPhone est complètement inutilisable, comme vérolé par iOS 8, mon iPad qui n'affichait plus l'option "partage de connexion", ne parvient plus à se connecter au réseau ni en E (edge) ni en 3G ni en 4G.

Bref je suis d'une humeur de dogue et je trouve qu'Apple se fout de plus en plus de la gueule de ses clients. On a l'impression d'être des bêta-testeurs. Au prix où Apple vend ses appareils, on en attend plus de qualité et de fiabilité. Rappelons que les 3 principaux arguments qui font le succès d'Apple et qui justifient aux yeux des fans le prix un peu exorbitant de ses produits sont : le design, la simplicité d'utilisation et la fiabilité. Or la fiabilité est de moins en moins au rendez-vous et c'est pourtant le plus important en réalité.

Hormis les problèmes sur mon iPhone 5 et mon iPad, je viens également de renvoyer mon iPhone 5S au SAV pour un problème de gonflement de la batterie qui a fait sauter l'écran.
Mon Macbook Air est lui-aussi en SAV pour un problème de batterie et/ou de charge (le mac s'éteint tout seul quand bon lui semble comme un desktop pendant une coupure de courant. Il s'éteint net) mais aussi car toute la ligne de lettre AZERTY_UIOP ne fonctionnait plus. Impossible de taper le moindre texte.
Je récupère juste un iMac 27 qui venait pourtant de faire un aller-retour au SAV. Le premier comme le disque dur avait lâché, puis le second pour un problème d'alimentation électrique qui s'est déclaré comme par hasard quand mon mac était chez le réparateur officiel Apple.
Ajoutez à cela la gourmandise en volume de data Internet de tous les appareils Apple des ordis au smartphone en passant par les tablettes, qui rendent leur utilisation onéreuse dans les pays où les opérateurs ne proposent pas de plan/abonnement "tout illimité", mais des volumes de données limités.

Bref j'attends malgré tout et toujours avec beaucoup d'impatience la sortie de l'iWatch, mais si elle doit se révéler aussi peu fiable, voir pire (comme le sont généralement, les produits de génération 1), je suis très très dubitatif et loin d'être sûr de craquer, comme je l'aurais fait inconditionnellement il y a 2 ans.

Apple va devoir donner un sérieux coup de collier pour restaurer sa réputation, mise à mal, par des retours clients et des commentaires de plus en plus négatifs provenant de nombreux bugs sur ses nouveaux systèmes d'exploitation ou de défaillance de son hardware.

Ah oui, j'allais oublié, le gyroscope de mon iPhone 5 semble être totalement HS. La boussole ne fonctionne plus, la rotation d'écran automatique non plus, idem évidemment pour les photos prises en mode paysage.

Franchement j'ai les boules et je maudis Apple pour ses appareils et logiciels commercialisés à prix fort alors qu'ils sont juste mal finalisés et très déceptifs!

Si vous aussi vous avez des problèmes depuis le passage à iOS8, si vous avez trouvé des solutions pour déjouer les bugs, stabiliser le système ou réinstaller iOS 7, merci de partager vos expériences dans les commentaires.

vendredi 7 novembre 2014

Airdrop ne trouve pas mon mac, Airdrop ne trouve pas mon iPhone, Airdrop ne trouve pas mon iPad... Airdrop es-tu là?

Airdrop c'est une super idée et une fonctionnalité attendue dès les premières heures de l'iPhone 1 par ses utilisateurs : la possibilité de partager ou plutôt de transférer un fichier depuis son iPhone vers un autre iPhone, un iPad ou un Mac en toute simplicité, d'un simple clic : photo, vidéo, musique, note, etc.

Il aura fallu attendre OS 10 Lion et iOS 7 pour que la fonctionnalité fasse son apparition respectivement sur nos mac (macbook et iMac) et sur l'iPhone, et iOS 8 et Yosemite pour pouvoir enfin transférer un fichier d'un iPad ou un iPhone vers un Mac ou inversement.

Alors tout va bien maintenant, n'est ce pas? Et bien non! Car depuis son lancement, le fonctionnement d'Airdrop pourtant promis comme ultra facile, intuitif et rapide n'est dans la pratique pas une réussite et loin s'en faut. Personnellement, alors que je suis un utilisateur averti, possesseur de nombreux mac de bureaux et portables, d'iPad et d'iPhone de toutes les générations, je n'ai réussi à me servir d'Airdrop qu'en de très rares occasions. Pourquoi? Tout simplement parce mes devices, ipad et iphone ne se détectent que très rarement entre eux, et n'ont pour l'instant jamais réussi à détecter mes macs.

Airdrop, comment cela se passe?
Normalement, il suffit d'activer la fonctionnalité sur les idevices, de choisir un fichier, une photo par exemple dans l'album, de choisir la fonction "partage" et de choisir Airdrop en cliquant dessus pour activer la recherche d'autres devices à portée. Le problème, c'est que cela fait très souvent choux blanc : aucun autre appareil n'est proposé, ou un seul et à tous les coups pas celui où l'on souhaiterait envoyer le fichier.

La fonctionnalité est ainsi quasi inutilisable sauf à faire preuve de beaucoup de chance et le passage à iOS 8 et Yosemite, pourtant censé faciliter les choses, n'a en réalité rien changé et c'est très frustrant. On pourrait à la rigueur comprendre des difficultés entre des appareils appartenant à des personnes différentes, mais entre des appareils enregistrés avec le même Apple ID, c'est nettement moins acceptable.

Je pense qu'Apple ferait bien de se pencher sérieusement sur cette question ou de cesser de promouvoir et de mettre en avant sur nos appareils une fonctionnalité qui marche mal.
D'autant que le support (aide) proposé par apple sur l'iPad, l'iphone et les Macs est plutôt maigre: malgré plusieurs recherches, les instructions proposées soit ne correspondent à rien (aucune mention aidrop dans le finder du mac, soit ne fonctionnent pas. Bref, pour l'instant Airdrop, c'est du vent ou alors il faut que l'on m'explique!

EDIT : Après quelques recherches, j'ai découvert qu'Airdrop ne fonctionne pas sur les anciens macs qui ne peuvent se connecter simultanément en wifi en mode structure et en mode ad hoc. (merci OS X Facile où vous pourrez trouver toutes les explications et même une ruse pour faire fonctionner Airdrop sur un ancien mac).

jeudi 6 novembre 2014

Coup de gueule : Swatch, des montres dont la qualité semble décliner à vue d'oeil!


Swatch! Un mot magique qui me rappelle mes premières montres et notamment la fameuse montre squelette, au boitier transparent qui laissait apparaître le mécanisme swatch, ce qui était jusque là réservé aux fleurons de l'industrie horlogère, et que nous possédions presque tous à l'époque (la swatch, pas la Rolex ou autre Breitling, B&M et cie :)).

Au début des années 80, la swatch est une véritable innovation :
- Une montre fun et colorée contrairement au reste des montres de l'époque (qui étaient soit classiques à mourrir, soit digitales (la révolution précédente) et uniquement disponibles en métal, or ou noir)
- Proposant de nombreux designs sympas au gré de collections annuelles
- Waterproof
- Mais surtout associée à la qualité et à la robustesse (horlogère) helvète.

La swatch était waterproof, pratique, colorée, robuste, disponible à un prix très abordable, bref c'était la première vraie montre pour faire du sport grand public, que l'on pouvait utiliser en toutes circonstances sans crainte de l'abimer : voyage, sport aquatique, en montagne...

Et en effet, à cette époque, les swatchs étaient solides et pouvaient durer au moins autant que leur pile, voir plus, comme je me souviens que des amis les remplaçaient et ont ainsi conservé leur swatch plusieurs années durant.

En geek avant l'heure que j'étais déjà à l'époque, j'avais tendance à opter pour un nouveau modèle à chaque collection, tout en gardant précieusement les anciens dans ma boite à montres. Alors oui, les aiguilles s'arrêtaient un jour de tourner faute de batterie, mais il suffisait de changer la pile pour les faire repartir.

Malheureusement il semble qu'aujourd'hui Swatch soit définitivement entré dans l'ère du jetable, paradoxe quand notre planète a plus que jamais besoin de consommation responsable et durable afin d'éviter d'épuiser ses ressources et de limiter les déchets et la pollution.

Je suis resté un grand fan de la marque qui pond chaque année des montres au design toujours attrayant dans ses désormais nombreuses lignes qui sont venues étoffer celle du modèle classique, mais je suis consterné de voir le manque de qualité et de solidité des modèles actuels, et cela quel que soit leur dénomination. Autrefois on rayait le verre, que l'on peut désormais faire repolir très facilement, malheureusement la durée de la vie de la montre ne permet pas d'en arriver là.

Sur les 3 dernières années, j'ai acheté ou l'on m'a offert pas moins d'une demie douzaine de Swatch et pas une seule n'a tenu le coup, y compris les dernières, des modèles Scuba, censée être adaptées à la plongée. Pourtant même s'il est vrai que je vis en bord de mer et que je passe de nombreuses heures dans l'eau, je ne pratique pas la plongée, au mieux le snorkeling et encore très rarement.

Voici la liste des défauts et problèmes que j'ai rencontrés avec mes dernières swatchs en 3 ans dès la première année d'utilisation :

Swatch modèles original (classique), irony et skin :
- fermoir plastique du bracelet qui casse (4 montres y compris celles de ma maman âgée de plus de 75 ans et qui ne pratique aucun sport de combat)
- remontoir ou aiguilles bloqués (3 montres)
- mécanisme bloqué

Swatch digital :
- Ecran digital qui ne réagit plus

Swatch Scuba :
- Roue crantée qui se grippe ou ne tourne plus

Et pour toutes, une durée de vie de la pile qui dépasse à peine une année, là où auparavant la pile durait quasiment 2 ans.

On se demande ainsi à juste titre si Swatch n'aurait pas délibérément poussé le curseur de l'obsolescence programmée trop loin, en commercialisant désormais des montres jetables dès la première année. Personnellement je trouve ça très dommage et en décalage total avec ce qui faisait jusqu'ici la réputation de ces sympathiques montres. Mon conseil, que j'aurais du mieux appliquer moi-même, garder précieusement la garantie de la montre lors de son achat car il y a de forte chance que vous ayez besoin de la faire fonctionner avant de vous être lassé de votre montre. Sans elle, pas de service après-vente!

mercredi 5 novembre 2014

Coup de gueule : le cable lightning, le gros point faible de l'iPhone et de l'iPad!

le cable lightning, talon d'Achille des iPhone et iPad
Vous le savez, personne ne me taxera d'être un ennemi de la firme à la pomme, je suis plutôt un fan de la première heure et j'espère de la dernière, mais je ne suis pas non plus un mouton et mon amour n'est pas inconditionnel. Aujourd'hui j'ai décidé de poster un coup de gueule au sujet du cable lightning, qui n'est certainement pas le seul défaut des iPhone et iPad, mais qui est à mon sens un gros foutage de gueule inacceptable compte-tenu du coût de nos joujoux à la pomme, mais également du coup de remplacement du dit cable.

C'est quoi le problème du cable d'alimentation et de connexion lightning?
Il est tout simplement de mauvaise qualité et beaucoup trop fragile. Après quelques mois d'utilisation, ils ne fonctionne souvent plus et se pose alors la question de son remplacement. Rien de bien compliqué là-dedans, mais quand on voit que ce bout de fil électrique avec un connecteur usb à une extrémité et un connecteur lightning à l'autre vaut la bagatelle de 19€ pour 1m et 29€ pour 2m, on commence à tiquer!

Rappelons que lors de son lancement, Apple nous le vendait comme étant justement plus résistant que l'ancien cable qui alimentait l'iPhone jusqu'au 4S ou l'iPad jusqu'au lancement du "mini".
Format propriétaire, donc peu écologique, le cable lightning est une spécificité des iDevices Apple versus le standard mini usb pour les autres smartphones. On en attendrait donc autre chose qu'une contrainte logistique supplémentaire et un surcoût exagéré, qui plus est, à l'heure où la tendance serait plutôt à la standardisation pour éviter le gaspillage.

D'autant que ces cables sont très fragiles et s'usent vite.
Liste des symptômes d'un cable lightning défecteux ou HS* (votre idevice ne charge plus ou n'est plus reconnu par votre ordinateur) :
- Connecteur lightning et cable désolidarisés (cable coupé ou arraché)
- Cable élimé, gaine plastique qui craque
- Le connecteur lightning n'est plus reconnu que dans un seul sens d'insertion
- Charge très lente voir impossible en cas d'utilisation de l'appareil (et notamment de certaines applications très gourmandes en énergie (jeux, logiciels de navigation GPS...) simultanée à la recharge.

Bref quand votre cable commence à "merder", il devient alors nécessaire de retourner la fiche lors de l'insertion. En effet, le premier signe de faiblesse est généralement de ne plus fonctionner lorsqu'il est inséré  dans un sens et il suffit de retourner la prise pour que ça marche. Malheureusement c'est souvent la chronique d'une mort annoncée et d'ici quelques semaines, l'achat d'un nouveau cable devient obligatoire.

A ce moment là, 2 solutions s'offrent à vous : Racheter un câble Apple au prix fort ou se tourner vers un ersatz sans marque, bien moins cher, mais qui durera encore moins longtemps que l'original. Et vous vous préférez quoi, la peste ou le choléra? Perso, je préférais l'époque où sauf à le perdre, le chargeur survivait généralement au téléphone!

Pour synthétiser, voici les points faibles du cable lightning Apple pour iPhone et iPad :
- Prix prohibitif pour un simple cable de charge/mise à jour
- Fragilité et donc durée de vie très faible pour une utilisation nomade
- Format non normalisé, proprétaire, et donc peu écologique

Si vous avez également mis à la poubelle un ou plusieurs cables de charge lightning HS* Apple, n'hésitez à laisser un commentaire. Et si vous avez trouvé un cable compatible iPhone/iPad avec port lightning qui tient la route, je ne serais pas le seul à vous être gré de partager l'information :)


* hors service

vendredi 24 janvier 2014

Le méga coup de gueule du jour: Srilankan Airlines, une compagnie aérienne en dessous de tout



Pour aller au Sri Lanka depuis la France, il est très tentant d'emprunter un vol de la compagnie Srilankan Airlines, puisque c'est la seule à proposer des vols directs pour Colombo, cependant je vous invite à y réfléchir à 2 fois, car avec de multiples mauvaises expériences avec cette compagnie, je peux vous dire que sauf cas de force majeure, je ne volerais plus jamais avec eux.

Si vous avez l'habitude de voyage en business ou première classe, je pense que comme à peu près toutes les compagnies, Srilankan Airlines soignent plutôt bien ces passagers qui payent le prix fort pour voyager dans de bonnes conditions, et que vous pouvez donc opter pour la rapidité et le confort d'un vol direct.

Mais si vous, malheureux péquenot n'avez, tout comme moi,  pas les moyens ou pour philosophie de payer un billet 5 à 10 fois plus cher pour vous ménager 10 heures de confort supérieur et de léchage de pompe, passez votre chemin. Car chez Srilankan Airlines, les pauvres, entendez clients voyageant en classe éco sont quantité négligeable et ne mérite aucun effort ni aucune attention. Bref, la compagnie applique à ses clients internationaux, les moeurs et coutumes des castes supérieures srilankaises, où le pauvre est tout juste bon à payer les denrées qu'il peut s'offrir mais ne mérite aucune attention particulière. Bienvenue dans le monde des fourmis et dans la dimension de la quantité négligeable.




Afin que vous ne pensiez pas que je m'adonne à un abattage gratuit de la réputation de cette compagnie, je vais vous donner quelques exemples instructifs, une sorte de récapitulatif de mes mésaventures sur les derniers 6 mois :

Si vous n'êtes pas adhérent au programme Frequent Flyer Gold Member de la compagnie, méfiez-vous, car s'il leur prend l'envie de retarder de plusieurs heures le vol, voir de l'annuler, ils ne prendront pas la peine de vous contacter pour vous prévenir et vous éviter de fort longues heures d'attente à l'aéroport, et cela même s'ils disposent de vos coordonnées comme nuémro de téléphone mobile ou email.

Le problème c'est qu'au Sri Lanka, on met autant de temps à traverser le pays d'est en ouest, qu'à y venir de Paris en avion. Donc quand vous arrivez à 11 heures du soir à l'aéroport après avoir passé 9 heures dans un minivan, qui plus est avec 2 enfants en bas âge et malades, et que vous découvrez que votre vol ne décollera que le lendemain matin, votre humeur en prend un coup.

Quand ensuite vous vous rendez à un comptoir pour voir s'ils peuvent vous fournir une chambre d’hôtel pour 2 adultes et 2 enfants, qui risquent sinon de passer la nuit dans un terminal sinistre et que l'on vous dit que "non", on commence à voir rouge et à sentir que la compagnie n'en a que faire de vos problèmes quand bien même si elle en est à l'origine.

Quand à l’atterrissage, vous découvrez que plusieurs objets de prix, notamment technologiques manquent dans un sac enregistré en soute, où vous avez certes fait l'erreur de les fourrer en catastrophe après une très mauvaise nuit, et que l'on vous dit que c'est de votre faute et que vous n'avez rien à espérer en compensation, les envies de meurtre vous assaillent. À tout le moins, vous ressentez le pressent besoin de vous épancher auprès d'un membre de la compagnie. Vous partez à la recherche d'un comptoir Srilankan et il vous faut peu de temps pour ne pas le trouver et découvrir qu'il n'y en a tout simplement pas. Pour vous plaindre, passer vos nerfs, il faudra écrire ou téléphoner.
Bref rien à faire sauf qu'à prendre son mal en patience en ruminant votre futur courrier.

Quand vous essayez de vous faire rembourser le vol suite à un retard de plus de 7 heures, ce qui est une pratique courante encadrée par les textes de protection des passagers en Europe, et que vous découvrez que Srilankan Airlines n'est pas signataire de cette convention, auxquelles ont pourtant adhéré 90% des compagnies aériennes mondiales (donc pas uniquement les européennes) dont certaines classées parmi les pires compagnies de la planète, où même si on m'offrait le billet, je ne l'utiliserais pas... Vous commencez à réaliser qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez cette compagnie qui est pourtant la compagnie nationale d'un pays élu "destination touristique de l'année". Plus de doute, vous, minable passager qui avez payé l'équivalent de 14 mois de salaire d'une "ouvrière du thé" relativement bien payée, vous n'avez rien à dire.

Puis vous décidez de redonner sa chance au produit en prenant un nouveau billet et, n'yant pas encore totalement digéré votre précédente mésaventure pour laquelle vous n'avez pas reçu un centime d'indemnisation ni la moindre considération de vos interlocuteurs, vous vous estimez en position de négocier un excédent de bagage gracieux. Détrompez-vous, vous n'aurez rien. En tort ou pas, Sri Lankan Airlines ne lâche rien.

Et pour enfoncer le clou, je vais vous narrer la toute dernière aventure de mon patron, qui vit au Sri Lanka sur la côte est et qui voulait aller passer ses vacances de Noel en Thaïlande. Destination choisie car c'est une des seules sympathiques, desservies en direct depuis le tout nouveau aéroport international de la côte est, ce qui représente moins d'heures perdues en voiture avec de jeunes enfants et donc un meilleur confort de voyage. Les tribulations commencent quelques jours avant le départ quand il réalise qu'il n'a jamais reçu ses billets électroniques pourtant commandés directe=ment sur le site de la compagnie. Ils vérifient donc si la transaction a été encaissée et constate que ses billets ont forcément du être réservés puisqu'ils ont été 2 fois débités de son compte en banque.

Il appelle donc la compagnie pour ces 2 sujets, on lui promet de lui renvoyer les billets par email et on lui confirme que le double débit est avéré... mais qu'il va devoir constituer un dossier pour se faire rembourser. Car un simple coup de téléphone, ce serait trop simple. D'autant que le conseiller au téléphone a une autre bonne nouvelle à lui annoncer "ah oui, au fait, votre vol retour est annulé"
- hein????!!!!???
Et oui, le vol est annulé et il n'y a plus aucun autre vol aucun autre jour pour rentrer directement sur Mattala! Ont-ils prévu un plan B? une indemnisation? une mesure compensatoire? non, mais on vous tiendra au courant.

Bref, il part en se disant qu'ils vont bien lui trouver une solution et faire amende honorable en s'occupant de lui et de sa famille aux petits oignons. Dès l'enregistrement, il réalise qu'ils n'en ont rien à foutre. L'enregistrement va durer 1 heure car la compagnie s'est emmêlé les pinceaux avec cette histoire de double réservation en créant 2 dossiers. Donc le personnel au sol voit les 2 dossiers mais pas les billets. Le temps qu'il édite des boarding pass, il a tout juste le temps de courir dans les couloirs avec femme, enfants et nounous pour monter dans l'avion et rejoindre son siède de seconde classe. Non après tous ces désagréments, on ne va quand même pas essayer de se faire pardonner. Bienvenue dans la bétaillère.

3 jours avant son retour, et après avoir voyagé sur-place en low cost sur Asia Air dans d'excellentes conditions, le dossier débité en trop n'est toujours pas remboursé, il n'a reçu aucune information sur ce qui doit se passer le jour de son retour, sauf qu'il volera pour Colombo, mais il ne sait pas à quelle heure car il n'a pas reçu les billets électroniques pour le retour. Nouvel appel au service client, (merci skype qui a contribué à alléger sa note téléphonique, car pour les joindre, il lui a fallu appeler le bureau srilankais de la compagnie depuis la Thaïlande) qui ne peut rien lui proposer comme solution sauf de prendre le vol pour Colombo à 20h et de fermer sa gueule. Impossible d'avoir une correspondance le même jour pour Mattala, pas possible de lui affréter un minivan vers son domicile (je rappelle qu'il est à 9 heures de route de Colombo) et hors de question de lui fournir une chambre d'hotel à Colombo pour passer la nuit en attendant de reprendre un vol le lendemain. Rien et rappelons qu'il a acheté 4 billets plein tarifs qui ont été débités 2 fois).

Ajoutons pour donner toute l'ambiance que le voyage retour devait être effectué le 25 décembre, soit le jour de noël, et qu'il devait prendre l'avion à Bangkok à 6 heures du matin, arriver à Mattala à 8h du matin, (heure locale) et probablement arriver chez lui vers l'heure du déjeuner, ce qui était idéal le jour de noël. Au lieu de cela, il a failli passer toute sa journée de noël à l'aéroport avec ses enfants comme il n'a jamais été officiellement notifié de cette annulation. S'il n'avait pas appelé, il n'aurait pas su. Mais quand bien même, il n'a pas passé sa journée à l'aéroport, son vol décolle avec 14 heures de retard sur l'horaire prévu (le billet qu'il a acheté) pour l'emmener à une autre destination que celle prévue, avec un vol qui va durer près d'une heure de plus mais qui va surtout le laisser à 9h de route de Mattala ou de son domicile. Transport qui se fera bien évidemment à ses frais.

Finalement le jour de son vol, l'enregistrement a également pris plus d'une heure, qu'il aurait du normalement consacrer à faire diner convenablement ses enfants à l'aéroport, sachant que la nourriture est franchement mauvaise sur ces vols et en tous les cas, absolument pas adaptée à des enfants en bas âge. Mais non, ils ont pu encore une fois sprinter à travers les duty-free et l'aérogare directement vers leurs sièges de la classe éco.



Ce n'est que le lendemain de son arrivée qu'il a découvert que la compagnie avait eu la gentillesse de lui envoyer un email, le jour de son vol retour et après l'heure où le vol initialement prévu aurait du décoller pour l'avertir qu'il devait se présenter au comptoir de la compagnie à Colombo pour qu'ils lui proposent une solution.

Depuis, il essaye bien évidemment de se faire rembourser ses billets comme même les conditions générales de vente de la compagnie Sri Lankan le prévoient en cas d'annulation de vol. Mais en un mois, son dossier n'a pas avancé d'un iota car ils lui demandent les références de son dossier, références qui ont changées suite à l'annulation de son dossier et aux différentes manipulations des agents de comptoir lors de l'enregistrement`. Mais selon eux, c'est à lui de trouver car en interne, ils ne peuvent pas.

Je ne manquerais pas bien sur de vous tenir informé des suites de sa demande de remboursement mais personnellement je trouve que c'est une honte et que ce type de pratiques, ce manque d'empathie, de reconnaissance de ses erreurs et du moindre geste commercial dénote d'une compagnie aux pratiques honteuses et donc rédhibitoire. Comment osent-ils parler de service client?

Donc franchement si vous souhaitez voyager sur Srilankan Airlines en seconde classe, libre à vous, mais vous ne direz pas que l'on ne vous a pas prévenu! À noter que la flotte d'avion n'est pas non plus extrêmement récente, que les équipements médias fonctionnent mal et son hors d'âge et qu'on vous ramasse votre couverture et les écouteurs une heure avant l'atterrissage (même si vous n'êtes qu'à quelques minutes de la fin de votre film), car on ne sait jamais avec les pauvres, il pourrait bien vous prendre l'envie de repartir avec une couverture et un casque miteux.

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